Un mot en passant

La critique est chose bien commode : on attaque avec un mot, il faut des pages pour se defendre.

 

JJ Rousseau

Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 18:54

De-Gaulle-a-la-plage.jpglu le 29/12/2010

1956, le grand charles a décidé de s'octroyer des vacances bien méritées.

De Gaulle à la Plage est né dans les pages de Vive la Politique, ce grand homme en short découvrant les tongs et les congés payés nous a fait tellement rire qu'il ne pouvait pas nous quitter aussi vite. Très vite Jean-Yves Ferri s'est senti investi d'une impérative mission, il en allait de l'intérêt supérieur du pays, il fallait raconter l'été 56, celui où le Général, lassé de l'ingratitude de ces veaux de français, décida de se consacrer à l'édification de châteaux de sable, au bonheur des pique-nique et aux joies du volley ball.

       Un auteur que je ne connaissais pas mais qui à vraiment su me captiver et me faire rire.

     Son De Gaulle est plus vrai que nature, tante Yvonne n'en parlons pas...et l'ordonnance est un vrai roman à lui tout seul !

     Ce n'est pas avec le président actuel qu'on arriverait à ce type d'histoire. Pour un peu, j'oublierai que De Gaulle ce fut aussi la Françafrique, les barbouzeries en tout genre et le SAC.

       Bref, quand le sujet est fort, on arrive à faire la part des choses. Le personnage est historique, et même la satire n'arrive pas à le rabaisser.

Publié dans : Bande Dessinée
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Vendredi 10 février 2012 5 10 /02 /Fév /2012 22:09

Raj---Integrale.jpg

1831. Alexander Martin rejoint l'Indian Political Service à Bombay. Guidé par le journaliste David Baltimore, il y découvre les étranges rites locaux. Mais voici que de mystérieuses disparitions surviennent dans la communauté d'expatriés anglais ! Pressé de régler ce problème, IPS décide d'accuser un concurrent de l'Honorable Compagnie des Indes. Répugnant à faire arrêter un innocent, Alexander mène sa propre enquête.

     Je savais bien que les auteurs me disait quelque chose ! " Les innomables", cela vous rappelle t'il quelque chose ?

     Le trait des personnages oscille vers la ligne claire d'Hergé, mais avec un je ne sais quoi qui casse la ligne. Avec se graphisme aux allures d'aventure pour enfants, les auteurs nous emmènent en Inde au temps des colonies anglaise et nous raconte une histoire d'adulte. Les sacrifices humains, les sectes, la colonisation britannique. L'envers du décors est sombre et c'est ce contraste avec cette forme de graphisme qui fait que je me suis finalement pris au jeu.

     Bien sur, on peut regretter le coté superficiel dans lequel tout est traité, mais le but est de raconter une histoire et non pas l'Histoire.

      Une aventure exotique bien agréable dans une intégrale qui n'apporte pas de bonus, donc les aficionados passerons leur chemin.

Publié dans : Bande Dessinée
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 22:46

Aya-de-Yopougon.jpgLu à sa sortie.

Elle n'avait qu'à pas nous dire que c'était la fin des aventures d'Aya, dé !

Rien que pour cela je ne ferais pas de commentaires.

 

Enfin si, il faut lire et relire l'intégralité des six tomes. C'est si bon !

Publié dans : Bande Dessinée
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Mardi 7 février 2012 2 07 /02 /Fév /2012 21:52

Buzz-scolaire.jpg Oubliez Brad Pitre et Angelina Jaunie, et retrouvez les vraies stars du monde réel : les Profs ! Grâce à la fonction vidéo des smartphones dernier cri, les plus grands instants de l'Éducation nationale peuvent désormais être immortalisés, du cours honteusement raté aux petits flirts entre professeurs. Ne manquez pas le buzz scolaire de la rentrée avec ce 14e tome des aventures hilarantes des Profs !

     Revoilà le lycée que nous avons connu et qui finalement ne change pas tant que ça. Quelques uns des personnages sont plus en retrait, gageons que nous les retrouverons plus dans le prochain tome. Une distraction agréable quel que soit le moment de l'année scolaire.

     Une lecture qui n'est pas réservé à la rentrée. Ou alors à celle des nombreuses vacances des enseignants !

Publié dans : Bande Dessinée
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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 18:56

L-appat.jpgLa technologie est aujourd'hui à la portée de tous. Les scientifiques inventent une substance(...) et le lendemain on en invente une autre qui annule l'effet de la précédente. On a renoncé depuis longtemps à poursuivre dans cette voie. Quand le psynome a été découvert et classifié, on l'a tenu secret pour cette raison: parce que c'était le seul qui pouvait nous offrir la sécurité. L'assassin peut effacer son ADN mais pas la façon dont il choisit, tue et abandonne la victime, tout cela dépend de son psynome....Le psynome ne peut être feint ou dissimulé : notre plaisir est une formule mathématique. ..Et quand la philia du délinquant est déterminée, nous les appâts nous réalisons des masques pour l'attirer.(p°150)

     L'appât, c'est une uchronie légère, cela pourrait être demain matin. Avec un appât du nom de Diana, l'auteur nous entraîne sur une double enquête. Deux sérial killer qui sévissent: le "Spectateur" et "l'Empoisonneur". Autour d'elle, sa soeur et le drame familiale qui les unit. Un psychologue mort pour qui tout se ramène à Shakespeare. Pour ce dernier, le phénomène du psynome est très ancien et connu depuis cinq cents ans. L'auteur élisabéthain aurait décrit tous les psynomes dans ses oeuvres.  Pour éviter de dévoiler la fin, je ne vous  parlerais pas de l'enquête.

     En revanche, avez vous vu cette magnifique couverture ? J'avoue qu'elle fut pour beaucoup dans mon choix.Ainsi qu'une quatrième de couverture suffisamment intrigante.

     Mais, je n'arrive pas à trouver ma Philia ! Au final, l'histoire est assez basique mais pour faire passer le tout, et notamment l'idée de base selon laquelle Shakespeare est le plus grand ( élément que je ne contesterai pas ) , l'auteur nous sert un galimatias indigeste de psycho-philosophie.Par pure analogie, je comparerai bien avec Umberto Eco.

     Digressant par moment et surtout, n'expliquant en rien ses concepts de base. Ainsi de l'extrait que j'ai choisi pour introduire cette chronique qui n'arrive qu'au bout de cent cinquante page. Un conseil, pour bien comprendre de quoi il retourne, faites une photocopie de la page deux cent quatre vingt treize ( 293 vous avez bien lu) et gardez la à portée de main cela aide beaucoup !

     On avance donc à l'aveuglette en ayant toujours l'impression qu'il nous manque un élément. Mais pas un élément d'enquête, un élément de compréhension de la langue !

     Dommage  car les idées sont là, mais la construction ne me convient pas. En même temps, je vais regretter de le ranger car quelle couverture !

Publié dans : Policier Thriller
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 21:26

 

La-Zonzon.jpg

     Une couverture rappelant un célèbre film, un éditeur qui ne gâche rien, un titre qui ronronne et en prime, le prix Georges Brassens 2011. Tout commence donc pour le mieux !

« Et voilà comment j’étais en train de monter la seule école française de philosophie qui ne recrutait pas des pisse-froid de normaliens ou des agrégés de mes deux, mais de solides castagneurs, des videurs de boîtes à putes et des maquereaux de la Côte d’Azur. La faculté n’avait qu’à bien se tenir… Tremblez, rédacteurs de Philo Magazine et petits philosophes branleurs qui se la pètent anars et posent en rebelles en lisant du Onfray… L’hallali de la philosophie confisquée par les bourgeois a sonné !… Bientôt vont débouler sur les champs de course du concept des lascars sans foi ni loi, citant Stirner, Paul Lafargue et Georges Sorel !… »

     Suis je donc tombé dans un essai de philo écrit par Audiard me dis-je ?

     En fait, il s'agit réellement d'un roman, assez enlevé au début, mais qui marque le pas après son premier tiers.

     Ayant certainement eu peur de tourner en rond, le livre hésite entre plusieurs chemins. Histoire de flics, histoire de voyous, ou bien essai philosophique ?

     Finalement, ce qui lui permet de rester agréable d'un bout à l'autre, c'est la verve que met l'auteur dans sa narration. L'argot le dispute aux formules qui font mouche, la figure de Gérard Lanvin survole de manière tutélaire une possible adaptation cinématographique.

     Ne boudons pas le plaisir, un mélange de San Antonio et des tontons flingeurs, c'est pas tous les jours qu'on arrive à recoller les morceaux du puzzle !

 

Publié dans : Romans Nouvelles
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